Actuellement au cœur des débats, le(s) changement(s) climatique(s) est (sont) abordé(s) partout et à tout moment. Certains utilisent ce terme au singulier, d’autres au pluriel. Ils ont tous raison ; mais pourquoi cette différence ?

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Tout dépend de l’échelle de raisonnement.

L’expression « changement(s) climatique(s) » est utilisée au singulier ou au pluriel selon l’échelle de raisonnement choisi. Prenons l’exemple de deux individus A et B, au cours d’un débat sur ce thème. A fait référence à la planète terre, à toutes les conséquences qu’elle subit, etc. Dans ce cas, l’individu A parle du changement climatique car son échelle est globale. De même, il s’agira aussi d’un changement climatique, si A aborde la question dans un contexte plus local, comme celui d’un pays par exemple, mais unique. Il parlera donc « du changement climatique au Sénégal » pour désigner l’effet global sur tout le territoire sénégalais. Par contre, B, lui, raisonne en termes de continents. Pour lui, il s’agit des conséquences du changement climatique en Afrique, qui sont différentes de celles en Asie, qui sont à leur tour différentes de celles en Amérique, etc. En prenant un référentiel composé de plusieurs parties, l’individu B ramène l’expression au pluriel. Il s’agira donc pour lui des « conséquences des changements climatiques dans le monde» sachant qu’il fait allusion à l’ensemble des continents.

Il faut cependant noter qu’une même échelle de raisonnement peut faire référence au singulier et au pluriel, d’un cas à l’autre.

Cette fois-ci, il s’agit de savoir que selon les buts recherchés par l’individu dans son raisonnement, une échelle globale ayant fait référence à un changement climatique peut-être traitée de telle sorte qu’elle fera objet de plusieurs changements climatiques. Par exemple : le Sénégal a été, dans le cas précédent, traité par l’individu A comme échelle, en ne tenant compte que du territoire dans sa globalité. Il pourrait toutefois être scindé en différentes zones climatiques : i) le zone sahélienne ; ii) la zone nord-soudanienne ; iii) et la zone sud-soudanienne. Sachant que les effets du changement climatique dans la zone sahélienne sont différents de ceux dans la zone nord-soudanienne, il est donc évident que si le Sénégal est traité sur cette base,  il y aura lieu de « changements climatiques ». Bref, l’individu A pourrait faire référence au singulier et B au pluriel alors que tous deux parlent du Sénégal, à la seule différence que l’un a une vue générale alors que l’autre recherche des éléments encore plus spécifiques.

En résumé, le fait d’utiliser l’expression « changement(s) climatique(s) » dépend non seulement de l’échelle de raisonnement mais aussi des objectifs visés.

Think global, act local 

« Penser globalement, agir localement », c’est ce que l’on nous conseille dans le combat contre le(s) changement(s) climatique(s). Ce qui est sur, c’est que pour agir localement, il faut connaitre les effets et conséquences dans leurs moindres répartitions et détails, alors … parlons changements climatiques !

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