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Source de l’image: http://carrapide.com/xibar/40967/delabrement-des-batiments-administratifs-la-coree-du-sud-vole-au-secours-de-letat

 

C’est triste, vraiment triste de constater que les services nationaux sénégalais ne font pas ce qu’il faut pour la population. Pourquoi gardent-ils l’information utile pour eux? A quoi servent les données recueillies s’ils ne les mettent pas à la disponibilité des étudiants, chercheurs, ingénieurs, ou autres personnes intéressées?

Dans mon article sur l’indice de la qualité de l’air; j’avais souligné le fait que l’information concernant l’IQA n’est plus relayée à travers les médias, de ce fait, le citoyen lambda n’est pas très bien informé. Et bien, je viens d’avoir un autre exemple dans le même cas de figure.

Ayant besoin d’informations (dans le cadre professionnel) concernant la pluviométrie annuelle dans certaines régions du pays, j’ai visité le site web de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) et celui de la météorologie où je n’ai trouvé AUCUNE donnée allant dans ce sens (Je ne suis pas aveugle quand même!). C’est alors que j’ai décidé de contacter l’ANACIM par téléphone, et l’on me répond que pour avoir les données demandées, il faudra écrire une demande et (tenez-vous bien) PAYER! Mais je rêve?!!! Dans un pays où l’on nous dit sans cesse que la gestion durable des ressources naturelles, le développement de l’agriculture, de la formation et de la recherche sont les clés de l’émergence, comment peut-on nous « priver » d’informations primordiales pour cela. Les étudiants et chercheurs dans le domaine, les ONG, de même que les partenaires techniques ont besoin de données météorologiques pour bien planifier leurs activités. L’information est cruciale pour développer une bonne politique. Si une agence de l’Etat, travaillant dans ce domaine, demande de l’argent pour exercer une fonction régalienne, je me dis que nos problèmes ne font que commencer!

Je ne suis pas la première, beaucoup de personnes se sont plaintes de cela. Malheureusement, les structures étatiques sont quelques fois, ou même souvent, comme ça. Si ces gens ne travaillent pas pour nous, pour qui le font-ils alors? Eux-même? Si c’est le cas ils n’ont qu’à monter leur propre affaire et laisser les structures publiques au peuple.

Encore une fois, l’élément de base pour mener une bonne étude et prendre les bonnes décisions, c’est l’information. Un droit que nos structures étatiques veulent transformer en marchandise.

 

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