L’un des plus grands problèmes rencontrés dans la mise en oeuvre des activités de préservation des ressources naturelles est celle de l’absence de continuité. Problème souvent causé par l’absence d’implication des populations ou tout simplement, le désintéressement de celles-ci.

Comment faire en sorte que les populations locales s’impliquent corps et âme dans la préservation de leurs ressources naturelles? Pour M. John Kasaona, la meilleure solution est de les responsabiliser et de faire en sorte que les activités menées pour la préservation soient plus bénéfiques pour eux que celles destructrices, comme le braconnage.

Dans cet ordre d’idée, M. Kasaona, à travers sa structure, a réussi un grand coup dans sa Namibie natale. Il a responsabilisé les villageois, y compris les braconniers, dans la protection des animaux sauvages menacés d’extinction. Et cela à abouti à de bons résultats tels que le passage de l’effectif des lions de 20 en 1995 à plus de 130 en 2010, dans la région du nord-ouest de la Namibie.

Ce qui a commencé comme un tout petit projet des rangers locaux impliquant leur communauté est devenu ce que nous appelons des institutions de protection de la nature.

Au moment de cette présentation, il y avait 6O institutions légalement constituées par le gouvernement et gérées par les communautés, pour leur bénéfice. Cela faisait en tout plus de 13 millions d’hectares en Namibie. Selon M. John Kasaona, il n’y avait nulle part au monde un endroit où les populations avaient adopté la conservation au même échelle qu’en Namibie. Ce qui est pour lui, et à juste raison, un motif de grande fierté.

Un modèle qui devrait servir d’exemple à l’Afrique et au monde tout entier.

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