La gestion des ressources naturelles, la gestion des déchets, la diminution de la pollution, l’amélioration de la qualité de l’eau, le contrôle de l’utilisation des produits chimiques, etc. voici tant de défis aussi bien urgents que difficiles à relever. Nul besoin d’être expert en la matière pour savoir qu’il s’agit là de problèmes majeurs au Sénégal. Tout le monde en parle et déplore la situation, mais le fait est que chacun rejette la faute sur l’autre et dégage ses responsabilités.

L’excuse la plus couramment servie est celle selon laquelle ce sont les autorités qui doivent s’en charger. C’est vrai, elles ont leur rôle à jouer ; mais que faire si cela les laisse de marbre ou si leurs moyens sont limités ou encore si c’est leur capacité à aller à l’essentiel qui est nulle ? Une solution est fort sûre : ne pas les attendre !

Comme dans la plupart des pays d’Afrique, des opportunités se présentent au Sénégal dans le domaine qui regroupe l’essentiel de nos richesses, l’environnement (au sens large du terme). Malheureusement, ces créneaux sont très peu exploités par les fils du pays. Ce sont souvent des étrangers qui osent prendre le taureau par les cornes. Ailleurs, l’on observe des africains prendre de belles initiatives dans leurs pays ; mais il faut le dire, les pays africains anglophones sont loin en tête. Un caractère héréditaire ?  …

Le magazine Réussir, dans son numéro 81 (Octobre 2013) nous parle des « 30 africains de moins de 30 ans qui changent le monde », un article de Mfonobong Nsehe, journaliste nigérian qui fait des chroniques régulières sur les success-stories africaines. Seuls deux pays francophones figurent dans ce classement. Réussir magazine de commenter ceci à ce propos :

« Les spécialistes de ces questions savent que si l’Afrique francophone n’est pas en reste en matière d’inventions, les anglophones leur dament le pion en ce qu’ils s’organisent mieux pour les exploiter immédiatement au titre d’inventeur-entrepreneurs ou d’ingénieurs-entrepreneurs en ce qu’ils se montrent plus percutants en terme de diffusion de ces informations ».

Voici deux exemples cités dans ce recensement qui ne manqueront probablement pas d’inspirer quelques uns :

¯  Skydrop, dirigée par Joël Mwale, un kenyan de 20 ans, est une société de filtration des eaux de pluies qui produit à faible coût, de l’eau purifiée à boire.Mwale-Joel

 

 

lornaLorna Rutto du Kenya, qui a 28 ans et qui, a travers son entreprise Eco Post, produit des poteaux de clôture en plastique à partir de matériaux de récupération de la même matière.

Comme le dit l’adage, la réussite n’attend point le nombre d’années. Encore faudrait-il ajouter, en adéquation à notre monde d’aujourd’hui, que l’innovation n’attend point les dirigeants. Les pistes existent et VOUS avez le potentiel, cela n’est plus à prouver. Il faut tout simplement savoir quand et comment.  Comme nous le révèle le magazine Management dans son Hors-série « Créer son entreprise en 2014 » (Janvier-Février 2014) :

« Pour réussir, il n’est pas nécessaire d’avoir l’idée du siècle. De petites entreprises peuvent connaitre de grands destins pour peu qu’elles trouvent un marché et qu’elles apportent une valeur ajoutée. »

Il ne s’agit donc pas d’être Albert Einstein, il s’agit tout simplement de se poser la question suivante :

« Que puis-je apporter de mieux et comment ? »

Images de http://www.capitalfm.co.ke/campus/eight-kenyans-listed-in-africa-forbes-list-of-top-30-under-30/

Publicités